Nicole Ferroni s’empare du sujet brûlant de l’assurance chômage à travers… ses nichons!

« J’ai essayé de me faire pousser un troisième nichon, mais ça n’a pas marché » : c’est avec perplexité que je l’ai écoutée, cette chronique de France Inter dont le titre, à première vue, m’a interpellée. Je le sais, parler de ses nichons devient un peu à la mode sur cette radio publique, comme en atteste la provocante chronique de Constance qui avait fait polémique en montrant ses seins dans les studios. Pour la bonne cause. Sauf que là, le sujet n’est pas le féminisme, mais bel et bien la réforme de l’assurance chômage qui rentrera en vigueur le 1er juillet 2021.

Quel est le rapport entre le nombre d’emplois en France et mon troisième nichon ? A première vue, le même qu’entre la décence et Elisabeth Borgne. Sauf que…

La chute mémorable du soliloque Ferronien

Tout comme il n’y a pas d’argent magique, il n’y a ni emploi miraculeux, ni nichon enchanté.

« Attention, je me concentre, c’est parti. Trois, quatre… »

Et là, le public se dit : « Mais bordel Nicole, tu ne fais vraiment aucun effort, enfin ! »

Et la pauvre chroniqueuse désemparée d’admettre que finalement, « se faire pousser un troisième tété n’est pas une question de volonté »… tout comme faire apparaître miraculeusement des emplois, en fait !

Eh oui Jammy ! Il semblerait que punir les gens qui n’ont pas d’emplois tout en menant une politique économique et sanitaire qui consiste à en supprimer ne soit pas le meilleur moyen de faire en sorte que la France ne devienne pas un pays du tiers monde. Incroyable, non ?

Retrouver un travail…

« En France, trouver un travail n’est pas une question de volonté »

Laissez-moi faire un simple calcul pour les plus sceptiques. C’est tout doux, ça s’apprend en CM1 et une piqûre de rappel ne fait jamais de mal pour les initiés. Ça s’appelle une division.

Paul a 700 000 bonbons (bon oui ça va, il est riche) à partager entre ses 3 600 000 compatriotes.

700 000/3 600 000 = 0,194444444444444…

Alors si tu veux, on peut faire comme ça : on donne à chaque chômeur 0, 194444444444444444 boulots environ, soit un total d’environ 0 boulots, la chose en question n’étant pas sécable.

Pourquoi c’est hilarant ?

A la radio ou dans les journaux en général, quand on cherche à convaincre, il faut susciter l’émotion du destinataire. C’est pourquoi un message aura moins de chances retenu s’il est amené de manière neutre, purement informative. A l’inverse, des discours qui suscite la colère, la rébellion, la joie ou le rire vont frapper le lecteur ou le spectateur de manière plus intime. Or, cela se sait : le rire et un formidable outil de pouvoir. Y compris pour faire passer des messages militants. Et ça, des personnalités comme Guillaume Meurice, Constance ou Nicole Ferroni l’ont très bien compris et ils en font leur beurre, pour le plus grand bonheur de leurs auditeurs.

… la chute va vous étonner !

L’absurde y est exposé, amplifié, gonflé au service de la cause sociale avant d’éclater à la figure de nos dirigeants qui feraient bien mieux, il est vrai, de se faire pousser, à la force de leur mental, les membres qui leur font défaut. Au pire, « ça ne mettra peut-être pas de monde au balcon, mais ça mettra en tout cas de la lumière à l’étage. »

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